Gérer l'échec en freelance

Comment gérer l’échec en freelance

Vos échecs font partie de votre parcours. Qu’ils aient eu lieu pendant vos études, votre carrière salariée, votre activité indépendante, ou dans votre vie personnelle.

Vous le savez, mais… vous n’osez pas en parler, vous les considérez comme des handicaps.

Pourtant, s’exprimer sur nos échecs, pour peu qu’on sache expliquer ce qu’ils nous ont apporté, ça commence à être courant dans les médias :

  • Jack Ma, le fondateur d’AliExpress, raconte qu’il a eu du mal à trouver un travail, et que même le McDonald’s du coin n’a pas voulu l’embaucher
  • L’un des co-fondateurs de LinkedIn estime que si on n’a pas honte de notre 1er produit, cela signifie qu’on l’a sorti trop tard
  • Sur le site Maddyness, l’un des sites les plus connus en France en matière d’actualité des startups, plusieurs ex-startuppers (comme Everything ou Take a Meal) relatent le récit de leur plantage

Ces histoires, ce sont surtout celles d’entrepreneurs au sens “classique” : des personnes qui ont créé des sociétés, avec une équipe autour d’eux, une marque, etc.

L’échec du freelance, on en parle moins, et à plusieurs titres, il est différent de celui que peut ressentir le startupper :

  • il est plus transparent : pas de locaux à quitter, pas de personnel dont se séparer, pas forcément de “marque” à supprimer
  • il est plus solitaire : pas d’équipe avec qui partager la déception, la tristesse, avec qui reprendre de l’énergie
  • l’impact personnel change aussi : lorsqu’une startup ferme, ça peut être lié au produit, au marché, aux méthodes de vente, etc… pour un freelance, l’échec est vécu de façon plus personnelle : lorsque ce que l’on vend, c’est nous-même, c’est donc directement notre esprit, notre personne, nos compétences, qui sont remises en question
  • il est plus difficile à évaluer : qu’est-ce qu’un échec pour un freelance ? Une collaboration avec un client qui se passe mal ? Une rémunération qui n’est pas à la hauteur de vos attentes ? Une organisation de travail qui ne vous épanouit pas ? Une situation dans laquelle vous devez trouver un emploi salarié pour payer votre loyer, car votre activité ne vous permet pas de vivre ?

Pour mieux comprendre ce phénomène, j’ai interrogé Claire Flin

Claire Flin - Gerer echec en freelance

Elle est attachée de presse indépendante, donc freelance, comme nous, et surtout, elle a co-fondé le mouvement des Rebondisseurs Français.

Leur objectif : faire changer le regard porté sur les entrepreneurs qui ont connu des échecs, afin qu’ils ne soient plus stigmatisés.

J’ai surtout voulu lui poser 3 questions.

 

Est-ce que le regard de la société sur l’échec change ?

Aujourd’hui, un virage s’amorce : la parole se libère sur le sujet, on ose davantage dire qu’on a connu un échec. 

Avant on hésitait à l’évoquer.

Aujourd’hui, de plus en plus de personnes commencent à assumer avoir commis des erreurs et à en parler autour d’eux, notamment au niveau professionnel.

Cependant, la perception ne change pas réellement : ça reste stigmatisant. Pour s’en rendre compte, il suffit d’essayer de souscrire un prêt (même personnel) à une banque moins de 12 mois avoir fermé votre activité pour en lancer une nouvelle … ou de passer des entretiens de recrutement… un vrai parcours du combattant !

En gros, on accepte l’idée d’avoir des hauts et des bas, mais on continue de regarder de travers ceux à qui ça arrive.

L’échec n’est pas encore vu comme une étape que vivent tous les entrepreneurs.

Il continue de générer de la suspicion : untel s’est planté, a-t-il vraiment la capacité à être entrepreneur ? L’échec, ça reste pour les autres, pas pour soi. 

Les seuls qui vous regarderont autrement seront … d’autres entrepreneurs ! parce qu’eux savent que rien n’est plus normal que de se planter parfois. Que connaître un échec, ne fait pas de vous un loser.

Le virage s’amorce, le sujet commence à être abordé – pas encore spontanément, en prenant encore beaucoup de précautions – mais l’important est qu’il le soit ; et surtout il faut rester dans cette courbe, et accélérer.

 

Qu’est-ce qui peut faire évoluer les choses ?

Les parcours professionnels évoluent et deviennent  moins linéaires. Par exemple, dans les entreprises on voit des collaborateurs changer de poste tous les 3 à 4 ans, pour faire des métiers très différents les uns des autres.

Les jeunes ont bien compris que pour apprendre et construire leur avenir professionnel, ils ont besoin de vivre différentes expériences et ils hésitent beaucoup moins que leurs aînés à changer de poste et d’entreprise. 

D’ailleurs, à ce sujet, je conseille un très bon livre de Jean Viard : Un nouvel âge jeune – Devenir adulte en société mobile (pour commander le livre sur Amazon : https://amzn.to/38chgtz  )

Autre façon d’être mobile : changer de statut. Outre l’exercice de plusieurs métiers très différents les uns des autres, on voit de plus en plus alterner périodes de salariat et d’indépendance. Il y a de plus en plus d’allers-retours entre ces deux statuts.

Quels sont tes conseils pour qu’un échec devienne une force ?

Si on se prépare à échouer, alors on rebondit mieux.

La première chose que je me suis dit en quittant mon statut salarié, c’est : “Je tente, mais ça peut ne pas marcher. Jusqu’où suis-je prête à aller pour vivre cette aventure ?

Poser cette question, c’est définir ses conditions de réussite. Dans ma situation, il fallait que je puisse vivre de mon activité. J’ai calculé mes besoins financiers personnels, sachant que mon mari est aussi indépendant, et qu’on a 3 enfants. En ayant en tête le revenu que je devais me verser, j’ai pu fixer un BNC annuel minimum, évaluer le chiffre d’affaires et estimer le seuil de rentabilité.

Et si ça ne marche pas ? il faut regarder l’échec en face, et changer de posture.

Ne pas réussir en freelance, ça ne veut pas dire qu’on est mauvais.

On doit peut-être devenir meilleur dans un domaine : le marketing, la vente, la gestion, la relation client, la rentabilité / le temps réel passé …

Autre possibilité : On est peut-être juste pas fait pour ça. Est-ce un problème ? Bien sûr que non car on peut certainement faire son métier autrement, sans être freelance !

Quoi qu’il en soit, on apprend sur soi, sur son métier, sur ses qualités professionnelles et ses points d’amélioration.

Au final, connaître un échec, ce n’est pas grave … si on sait rebondir !

 

Cet échange avec Claire était passionnant, et je la rejoins sur son discours.

 

Comme c’est à vous de définir votre job, c’est aussi à vous de définir les critères de votre réussite, ou de votre échec :

  • Travailler un maximum de 40 heures par semaine
  • Pouvoir vous verser X euros chaque mois
  • Ne pas être démesurément stressé par votre activité
  • Travailler sur des projets qui vous intéressent

 

Avoir défini et quantifié vos objectifs, vous permettra de pouvoir plus facilement :

  • anticiper les éventuelles situations d’échec et donc agir pour les éviter
  • pouvoir prendre une vraie décision lorsqu’elle s’impose

 

Si jamais au cours de votre carrière, vous connaissez des déboires, sachez qu’ils ne vous définissent pas, et gardez la tête haute !

Bien sûr, l’objectif c’est de ne jamais arriver à ce moment-là, et ça je vous y aide chaque semaine !

Pour vous assurer que les prochains mois vont bien se passer, téléchargez la matrice de rémunération prévisionnelle, elle vous donnera de la visibilité sur ce que vous allez gagner chaque mois cette année :

 

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